Dimanche 11 août 2019  

 14:00 La Vineuse présence professionnel

 

Le bon grain et l'ivraie

Dans une ville de montagne, chic et bourgeoise, des familles de migrants vivent à la rue. Les enfants rassemblent leurs forces pour tenir le coup et “avoir l'air” de mener une vie normale. Pendant un an, Manuela Frésil filme le quotidien de plusieurs enfants dont la famille n’a pas de logement. Ils se réveillent dans le square de la ville, se débarbouillent et vont à l’école. Avec complicité, ils partagent et échangent avec Manuela Frésil sur la manière dont ils vivent leur vraie vie d’enfants à qui l’état français refuse l’asile. Le film rend visible ces êtres invisibles que l’on cantonne à la marge.
Documentaire / France / 0:94 / VF / 2018

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Le bon grain et l'ivraie

réalisation Manuela Frésil


Après une licence de philosophie, Manuela Frésil entre comme stagiaire au montage au Comité du Film Ethnographique auprès de Jean Rouch. Elle intègre ensuite la Fémis. Son travail de fin d'étude "Terre- Nuevas", réalisé collectivement avec ses camarades de promotion (1992), reçoit le Prix du public au festival Vision du réel à Nyon, il est ensuite diffusé sur Arte. Avec" Seconde épouse", elle s’intéresse à la condition des femmes africaines immigrées à Paris. Toujours passionnée depuis sa rencontre avec Jean Rouch par le documentaire, elle réalise plusieurs films documentaires pour Arte. En 1997 :"Par chance la terre est ronde"; en 2000, "Notre campagne",où comment les habitants de Mellionnec, village du centre Bretagne, comprennent-ils le soudain engouement des citadins pour la vie à la campagne.En 2003 "Pour de vrai", dans lequel elle s’interesse à l’imaginaire des petites filles qui jouent aux barbies. Dans "Si loin des bêtes", en 2004, Manuela Frésil enquête dans des élevages industriels porcins, où les éleveurs perdent le sens de leur travail. Elle fait également des films pour le cinéma : avec "Entrée du personnel", réalisé en 2011, elle interroge les conditions de travail des ouvriers des abattoirs industriels, qui abiment les corps. Le film remporte le Grand prix de la compétition française au FID Marseille et est sélectionnée par de nombreux festivals internationaux. En 2012, avec "Nous les femmes du Château Rouge", elle revient vers l’univers des femmes d’Afrique immigrées. Enfin, son dernier film," Le bon grain et l’ivraie", qui sort cette année, commence dans un centre d’hébergement d’urgence, où les enfants qui quelquefois vivent là depuis des années, aimeraient bien «être comme tous le monde».